Séville, le sport et son fleuve

Le Guadalquivir, le plus grand fleuve d’Andalousie, est à Séville bien plus qu’un symbole. Ses eaux accueillent de nombreuses manifestations sportives et des compétitions qui le colore et l’anime tout au long de l’année.

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Le Guadalquivir

Plus qu’un symbole de Séville, les eaux du Guadalquivir accueillent chaque année des dizaines d’activités qui attirent aussi bien les voisins du fleuve que les touristes sur les rives du plus grand cours d’eau andalou. Aquathlon, kayak-polo, aviron,  et wakeboard sont certains des sports que l’on pratique sur ce fleuve historique, où il y a des siècles, l’or et l’argent transitaient, en provenance de l’Amérique coloniale.

Sur le Guadalquivir à Séville, les vieux galions bondés de trésors qui le sillonnaient autrefois ont cédé la place à des navires marchants et à des croisières de tourisme, à des canots à moteur et à des canoës dont les rames sont entre les mains de sportifs licenciés. Admirer Séville depuis les eaux de son fleuve est une expérience inoubliable. Les aficionados de sport d’eau sont les observateurs d’une ville unique étendue d’une rive à l’autre de la Isla de la Cartuja au pont de San Telmo.

Promenades touristiques à Séville

Le long du Guadalquivir, la capitale de l’Andalousie dévoile ses plus beaux points de vue dont les miradors fluviaux du pont Isabel II qui unissent le quartier populaire de Triana au centre historique de Séville. Extramuros, se trouve l’île qui accueilli l’Exposition Universelle en 1992. On y accède par des ponts à l’architecture moderne. Plus loin, le fleuve se trouva une nouvelle vocation en ouvrant il y a quelques années des embarcadères sportifs. Les canoës furent les premiers à prendre l’eau et depuis, les amateurs ne cessèrent d’affluer au point d’y instaurer à chaque printemps les championnats nationaux.

A la mi-mai, on célèbre la Fiesta de la Piragua, une des plus importantes épreuves nationale qui attire chaque année plus de mille sportifs. Ils partent du quai de la Sal et passent le pont Isabel II, connu comme celui de Triana. C’est une des grandes œuvres de l’ingénierie civile de Séville du milieu du 19e siècle ; une œuvre des français Gustave Steinacher et Fernand Bernadet.

Un penchant pour le canoë et le kayak

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kayak sur le Guadalquivir

Le penchant pour le canoë et le kayak a conduit à l’ouverture d’un Centre d’Aviron sur l’Ile de la Cartuja, où se forment des athlètes olympiques. Mais sa pratique n’est pas le monopole des professionnels. Ils existent sur les rives du fleuve de nombreuses écoles qui donne la possibilité à tous de faire une promenade sur ses eaux. Le bassin du Guadalquivir offre sur 13,5 km la possibilité de pratiquer, en plus de l’aviron, le wakeboard, un dérivé du ski-nautique, le kayak-polo, une sorte de water-polo, sur terrain délimité, qui oppose deux équipes de 5 membres en kayak de 3 mètres de long.

Enfin, l’aquathlon est une discipline sportive qui consiste en une course à pied, une course nagée pour terminer avec une troisième à pied. En mai, l’épreuve réunie des centaines de sportifs. Quelque soit la distraction, Séville à fait de son fleuve un immense terrain de jeu, un miroir dans lequel se divertir et se regarder tandis que les eaux reflètent tour à tour, la rue Betis de Triana ou la tour del Oro, deux des symboles historiques de la ville.

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